Médecine intégrative : Rencontre avec le Dr Calame

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Quelques questions au Docteur Nathalie Calame, médecin intégratif au Centre de Santé et Prévention de Colombier, Suisse.


Dr Nathalie Geetha Babouraj : Médecine intégrative et Dr Nathalie Calame : quelle connexion? qu'est-ce qui t'a inspiré au début de ta carrière, les limites de ta formation conventionnelle, l'envie de travailler en équipe ?

Dr Nathalie Calame : Depuis le début de mes études en médecine, j’ai eu le besoin et l’intérêt de connaître d’autres langages médicaux, d’autres visions et systèmes de référence que celui de la médecine conventionnelle moderne occidentale. Je me sentais en danger de me faire mettre des oeillères, de me conformer à un point de vue unique, et cela ne me convenait pas. J’ai donc déjà pendant mes études de médecine à Lausanne, suivi des cours de massage, d’acupuncture, de naturopathie, d’homéopathie, et fait personnellement l’expérience de plusieurs méthodes thérapeutiques. J’ai également collaboré avec un collectif de thérapeutes bénévoles au suivi d’un lieu de vie pour enfants autistes, je me suis donc aussi intéressée aux courants psychanalytiques et à l’antipsychiatrie dans les années 70. Puis j’ai eu la chance de pouvoir aller rencontrer des médecins traditionnels au Japon, en Inde, en Chine, avant l’âge de trente ans et d’être enseignée par eux.


Depuis l’âge de 18 ans, j’ai vécu et travaillé dans des structures communautaires et associatives, ce n’était donc que normal pour moi de travailler en équipe.Une expérience importante aussi, et mon premier poste en tant que jeune médecin, a été de participer au Dispensaire des Femmes de Genève, un groupe de professionnelles de la santé des femmes, qui avaient élaboré une structure de travail très horizontale et participative pour cette époque, et utilisaient déjà des méthodes de médecine complémentaires et naturelles.

La création du Centre de Santé et Prévention:
Suite à mon séjour dans ce dispensaire de Genève, je devais faire un stage hospitalier dans la ville de Neuchâtel, et je me suis fait donner l’adresse d’un groupe de femmes qui travaillaient sur la santé des femmes dans cette région. J’ai donc collaboré avec elles, puis j’ai installé ma consultation dans ce groupe, en 1987. Très rapidement, j’ai invité d’autres thérapeutes, puis d’autres médecins à nous rejoindre, et le groupe a grandi progressivement. Nous avons ensuite crée la Fondation Prévention et Santé, puis l’Association du même nom, pour mieux gérer la structure de ce groupe et ses activités. La Fondation a trouvé les fonds nécessaires à la construction du bâtiment actuel, qui a été construit pour notre usage, avec les trois aspects principaux de notre activité : Informations et formation (au public et aux professionnels de la santé), documentation, et consultations médicales et thérapeutiques. Nous avons fonctionné depuis le début sur ces trois axes, et partagé nos savoirs et compétences au service de nos usagers, en partageant également les dossiers des patients, avec leur accord bien sûr. Ce qui permet d’intégrer ce que les autres thérapeutes ont proposé ou travaillé, et de créer une synergie au bénéfice des principaux intéressés, les usagers eux-mêmes.
L’évolution de ces 20 dernières années a été surtout marquée par un turn-over dans notre équipe, ce qui est un signe de bonne santé du concept : les prestataires des soins peuvent changer, mais la structure se pérennise, et même s’améliore !


Pourquoi la médecine environnementale occupe-t-elle une place importante en médecine intégrative ?
La médecine environnementale occupe une place importante dans la médecine intégrative, car elle est la cause primaire de la majorité des maladies chroniques actuelles dans la population !

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